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Patch Chauffant
L’épisiotomie : quelques conseils pour l’aborder sereinement.
Pratique obstétricale destinée à faciliter l’accouchement et minimiser ses séquelles, l’épisiotomie reste un sujet à polémique. Pratiquée au cas par cas, cette pratique en baisse devrait toucher à moyen terme moins de 30% des femmes.
Pratiquée en France sur 61% des primipares (1er enfant) et 25% des multipares (2ème enfant et suivants), soit en moyenne 41 % des accouchées, l’épisiotomie est encore très fréquente (source Audipog 2005, panel de 300 maternités). Quasi - systématique jusqu’au début des années 90, elle ne concerne plus que 13% des accouchements chez nos voisins britanniques et 6% en Suède. Le collège des gynécologues obstétriciens français (CNGOF) se donne pour objectif de réduire considérablement cette pratique dans les années à venir (moins de 30%).
En effet, si l’épisiotomie a connu un tel succès dans les années 80 et 90, c’est que cette incision, en plus d’aider le bébé à sortir plus vite, semblait protéger la mère des risques d’incontinence urinaire liés aux déchirures spontanées et aux fortes pressions subies par le périnée.
Des études menées au milieu des années 80 ont contredit ces points. Si elle présente toujours un intérêt dans certains cas précis, elle n’est plus recommandée dans la prévention de l’incontinence légère. Certaines épisiotomies, paradoxalement, généraient des cas d’incontinence légère plus complexes que les déchirures spontanées.
L’organisation mondiale de la santé (OMS) invite désormais sages-femmes et obstétriciens à être moins systématique dans son usage et à faire appel à leur expérience pour évaluer le risque réel de déchirure grave. Elle estime que l’épisiotomie ne devrait pas concerner plus de 20% des accouchements à terme.
Dans ces 20 %, on retrouve les incontournables : périnée déjà fragilisé ou trop court, présentation en siège ou gros bébé...
Pour limiter le recours à l’épisiotomie, plusieurs techniques de préparation du périnée sont à l’étude dans les maternités pionnières : massage du périnée pendant la grossesse pour l’assouplir, choix de certaines positions d’accouchement allégeant la pression sur le périnée, travail de respiration particulier (pousser sur l’expiration, une fois le bébé descendu) ne sont que quelques exemples.
Si vous souhaitez être orientée vers ces maternités qui cherchent à abaisser leur taux d’épisiotomie, renseignez-vous au plus tôt (presse parentale et internet se font l’écho de ces dernières).
Enfin, si votre praticien considère que vous avez besoin de cette aide à l’accouchement, sachez que grâce à la péridurale vous ne sentez pas l’intervention, que la gêne dure généralement une semaine et que de nombreux conseils et astuces existent dans les maternités (ou s’échangent sur les forums entre jeunes mamans) pour bien vivre la cicatrisation. Traitements locaux, maintien au sec de la cicatrice, application de froid ou de chaleur, mais également, et c’est important, toilette effectuée avec un produit très doux de toilette intime (de type Vania Kotydia tolérance optimale) sont quelques-unes des clefs pour retrouver la forme rapidement.